La Femme adultère - à ne pas manquer - et l’actualité théâtrale à Paris
Civilisation, Il était une Foi, Littérature, Notre Eglise, Théâtre
Ne la manquez pas ! Une pièce très intéressante est pour l’instant jouée au très intime théâtre de la Crypte Saint-Sulpice (33, rue Saint-Sulpice, 6e arr., M° Saint-Sulpice) : La Femme adultère, d’après le mystère évangélique de Mgr Vladimir Ghika.
L’auteur est une merveilleuse figure du XXe siècle : né prince roumain orthodoxe en 1873, petit-fils du dernier monarque de Moldavie, il étudia à Toulouse, à Paris puis à Rome, et se convertit à la foi catholique. Proche de Léon XIII puis de saint Pie X, il obtint deux doctorats, de philosophie et de théologie. Ses nombreux livres mêlent profonde spiritualité orientale et rigueur théologique. Il devint prêtre, puis prélat, et mourut martyr en Roumanie en 1954 (on peut lire sa biographie, intitulée La Mémoire des silences, par Élizabeth de Miribel).
Une adaptation de sa méditation de 1931 (préfacée par Francis Jammes) est donc jouée ces 3, 4, 5, 6, 8, 10 et 11 septembre, à 20h30, à la crypte Saint-Sulpice - adaptation de Camelia Maxim et musique de Francesco Agnello.
Dans l’actualité théâtrale, pour ceux qui veulent conjuguer classicisme, bon goût et bonne humeur, l’incontournable est bien sûr l’intégrale de Molière, jouée tout ce semestre au théâtre du Nord-Ouest. Les mises en scène sont - d’après ce que j’en ai vu - de grande qualité et, Vous verrez, il y a certainement des pièces de Molière que vous ne connaissez pas ! - On peut lire la liste des pièces ici et la programmation de chaque jour ici.
Quant au reste, on peut tenter sans trop de risque :
- Les Plaideurs, de Jean Racine, au très agréable Théâtre de Verdure du jardin Shakespeare - Pré Catelan (au bois de Boulogne, donc), à 17h30 les samedis et dimanches;
- L’Importance d’être constant, de Wilde, au Lucernaire (53, rue Notre-Dame-des-Champs, 6 e arr.), 18h30 de mardi à samedi;
- La folle Allure, de Christian Bobin, à la Manufacture des abbesses (7, rue Véron, 18e arr.), 19h de mercredi à samedi;
- Baroufe à Chioggia (à 20h de jeudi à samedi), au Clavel (3, rue Clavel, 19e arr.), de Carlo Goldoni - un peu osé, mais tellement drôle !
Neo @ septembre 3, 2008




Très bon article, merci