Europe : islamisation et réaction
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ALLEMAGNE. Le conseil municipal de Cologne a annoncé avoir donné son feu vert hier soir à la construction d’une énorme mosquée qui suscite depuis plusieurs années une forte polémique. Seuls les élus du groupe “Pro-Cologne” et la majorité des conseillers municipaux “CDU” ont voté contre.
Le nouveau plan de l’édifice revoit à la baisse la surface de la mosquée mais maintient la dimension des deux minarets de 55 mètres de hauteur.
L’Union turque islamique des affaires religieuses (DITIB) à l’origine du projet s’est engagé à ce que l’appel du muezzin ne soit pas audible en dehors de la mosquée. Elle ne s’est néanmoins pas prononcée sur la demande du maire de Cologne Fritz Schramma que toutes les prêches soient traduites en allemand.
L’édifice, surmonté d’une coupole de verre de 34,5 mètres de haut, aura une capacité de 2 000 personnes.
Dans le quotidien allemand, Rheinische Post, Monseigneur Walter Mixa s’était opposé l’année dernière au projet de construction d’une grande mosquée à Cologne, car « dans les pays et cultures majoritairement musulmans, les chrétiens n’ont à ce jour quasiment pas le droit d’exister ». Mgr. Walter Mixa soutient que les pays de culture chrétienne sont en droit d’attendre une certaine mesure de réciprocité de la part des pays musulmans : « on serait en droit en Allemagne de dire aux musulmans, en toute amitié : alors justement il n’y a pas lieu d’avoir de grandes mosquées, d’aspect ostentatoire, avec de hauts minarets, car il devrait suffire dans un pays de tradition de culture chrétienne pour les musulmans d’avoir des lieux de prière modestes ». D’autres prélats, dont le cardinal de Cologne, Mgr Joachim Meisner, ont également exprimé leur « malaise » devant la construction d’une mosquée gigantesque comme celle de Cologne.
Les élus au conseil municipal “Pro-Cologne” ont l’intention d’ouvrir la campagne pour les élections communales qui auront lieu dans le Land de Rhénanie du Nord- Westphalie en 2009 par un “congrès contre l’islamisation” les 19 et 20 septembre 2008 prochain. Plus de précisions ici (fichier au format pdf).
Ci-dessous, un musulman s’explique sur l’impossibilité de construire des églises en terre islamique :
Calderoli, connu pour promener des cochons sur les lieux de construction de futures mosquées, vient de dévoiler son projet de loi à la presse.
C’est le chef de groupe de la Ligue du Nord au parlement, Roberto Cota, qui déposera la semaine prochaine le projet de loi, celui-ci se justifiant: “nous ne voulons pas que naisse une mosquée tous les quarts d’ heures [...] l’Islam “ne distingue pas la politique de la religion et de la culture, et est inconciliable avec notre système juridique. L’imam est pour nous l’équivalent à la fois d’un évêque, d’un maire et d’un directeur d’école. La mosquée est un centre politique et symbolique, ayant aussi une dimension militaire. L’Islam, du reste, est depuis fort longtemps l’antithèse de l’Occident, en guerre avec lui.”
Cota qui va exiger qu’aucun centime de l’Etat vienne financer des mosquées, veut interdire la polygamie (la famille en arabe se traduit en Harem rappelle-t-il), et réaffirmer la laicité. Le projet de loi réclamera l’interdiction de tout minaret et haut-parleur appellant à la “prière”, également l’interdiction de construire un lieu de “prières” musulman à moins d’un kilomètre d’une église (ce qui, en Italie, doit être efficace). Enfin, et c’est le coeur du projet de loi, exiger un référendum pour tout projet de lieu de “prières” musulman, amincissant encore plus les chances des adeptes du petit livre vert d’arriver à leur fins. Aussi, tout imam officiel devra parler Italien couramment et prêcher dans cette langue. Enfin, la Ligue réclame l’interdiction de toute école islamique.
Thibaud @ août 30, 2008






