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23 commentaires

  1. Tiananmen août 28, 2008 @ 14:12

    Personellement je suis d’accord avec ce que dit Cathogay. Vous le citez, pourquoi ne donnez-vous pas votre avis sur le sujet qu’il aborde ? Selon vous, vaut-il mieux laisser mourrir des enfants sans famille plutôt que de le confier à des homos ?

  2. Didyme août 28, 2008 @ 14:19

    Pourquoi un tel choix ? Je ne vois pas sa raison d’être.
    Qui laisserait mourir des enfants ? Pourquoi des enfants sans famille devraient-ils mourir, quand des instituts, des orphelinats ou des associations peuvent s’en occuper ?
    Le choix n’a pas lieu d’être, vous le savez.

  3. Didyme août 28, 2008 @ 14:23

    Il me semble au contraire que je donne mon avis sur ce que dit Cathogay. L’Eglise a toujours défendu une sexualité équilibrée fondée sur la Charité et la fidélité. Au-delà, elle a toujours affirmé que l’enfant avait besoin, pour se développer pleinement, de parents de sexes différents.
    Le genre de question qu’il pose ne peuvent être prise en compte dans une politique…

  4. Tiananmen août 28, 2008 @ 14:40

    Et tu as l’impression que “des instituts, des orphelinats ou des associations” font office de deux parents de sexes différents ??? Il va falloir m’expliquer là, parce que ça n’est absolument pas logique !
    Bien sûr que tous les enfants orphelins ne meurent pas forcément, mais qu’est-ce qui est plus proche du foyer biparental par excellence : l’orphelinat ou le couple homo ?

  5. Jacques août 28, 2008 @ 14:55

    Attention, lorsque vous dite que le refus de la sexualité est une cause légitime de divorce pour l’Eglise vous vous trompez. c’est une cause d’annulation, ce qui est totalement différent.

    Merci pour cette info qui tombe à pique dans le débat que nous allons avoir en France aau sujet des mères porteuses.

  6. Didyme août 28, 2008 @ 15:12

    Jacques, vous avez raison, c’est une cause d’annulation et non de divorce. Je n’ai pas fait assez attention. Il faudra bien, car en effet le débat sur les mères porteuses arrivera vite.

    Tiananmen,
    Oui, je pense qu’un orphelinat est préférable à un couple homosexuel. Le meilleur étant évidemment un couple hétérosexuel, parent biologique de l’enfant. Mais il vaut mieux une absence d’amour, ou plutôt une charité institutionnelle (les foyers de charité étaient efficaces) plutôt que l’amour tronquée des homosexuels.
    Amour tronqué, car l’amour d’un homme ne pourra jamais remplacer le besoin d’une mère, et l’amour d’une femme ne pourra jamais remplacer le besoin d’un père. Je dirai même que ce serait pire que tout. Un amour faux est destructurant. L’enfant ne peut construire son identité. En Espagne, qui a légaliser l’adoption homosexuelle, lorsqu’un professeur aux élèves de se séparer, les filles d’un côté les garçons de l’autre, un enfant adopté par un couple homosexuel n’a pas su de quel côté se placer. C’était pourtant un garçon. L’identification est fondamentale dans l’éducation d’un enfant. Et l’on s’identifie à ses parents. Le danger des institutions est justement que les enfants n’ont pas de modèles pour se construire.

  7. Tiananmen août 28, 2008 @ 15:31

    Tu parles ici d’un exemple parmi tant d’autres ; je ne pense franchement que seul le fait qu’il ai eu des parents de même sexe a joué dans cet incident. Il faut étudier le contexte au delà de ça. Et comme je dis, tu ne peux pas te focaliser sur cet enfant seulement. Des tas d’autres couples homos n’ont pas eu ce genre de problème. De plus les familles biparentale hétéro peuvent aussi avoir des problèmes d’indentification selon le caractère des parents. Ton argument n’est donc pas, je trouve, valide.
    Quant à ta dernière phrase, je suis tout à fait d’accord, les institutions sont dangeureuses et à éviter pour la construction de l’enfant. Je ne sais pas si tu as déjà vu/entendu des témoignages de personnes ayant grandi en foyer, mais tout le monde s’accordera pour dire qu’il veut beaucoup grandir dans une famille que dans une institution. Même avec des parents homos, l’enfant peut se situer par rapport au monde adulte et par rapport à la hiérarchie familiale, ce qui sera totalement impossible dans une institution.

  8. Tiananmen août 28, 2008 @ 15:34

    (suite coupée, désolée)
    L’amour tronquée est vrai aussi dans les orphelinats où les personnes qui y travaillent ne peuvent pas se focaliser sur un, deux ou trois enfants, comme un parent, mais sont obligés de s’occuper de dizaines à la fois. Et dans le cas où elles sont efficaces, il restera toujours cette barrière : ce ne sont pas des parents, ce sont des employés qui travaillent, qui sont payés pour s’occuper d’enfants orphelins ou battus à l’intérieur d’une institution. Le couple homosexuel s’identifie aux parents, et cette identification est nécessaire pour que l’éducation soit possible et pour que l’amour soit véritable et familial.

  9. Dydime août 28, 2008 @ 15:50

    Il vaut mieux la charité sociale des institutions que l’amour tronquée des homosexuels.
    Le cas dont je parlais n’est absolument pas isolé. Et contrairement à ce que vous dites, les enfants de couples hétérosexuels n’ont pas de problèmes d’identification par rapport à leurs parents. Le plus souvent, c’est le milieu social et le caractère de l’enfant qui sont en question. Chez les “familles” homosexuel, c’est l’environnement direct de l’enfant qui pose problème, car dès le départ, il ne sait pas à qui s’identifier, d’où il vient, comment il a été créé s’il n’a pas de mère, etc…Il ne peut pas se situer par rapport à une hiérarchie familiale s’il ne sait pas qui est sa mère et d’où il vient.

    Lire ce rapport sur le même sujet :
    http://www.jurivie.org/documents/articles/rapport_adoption_homo.pdf

    Il fait une excellente synthèse de la question.

  10. Tiananmen août 28, 2008 @ 16:12

    “Il ne peut pas se situer par rapport à une hiérarchie familiale s’il ne sait pas qui est sa mère et d’où il vient. ” –> Et les 100 d’enfants qui dorment les uns sur les autres dans les foyers et orphelinats savent qui sont leurs mères ???

    J’aimerais bien voir les preuves de tout ce que tu avances… (ce rapport n’en est pas une d’ailleurs !). Le problème c’est que le côté de la société pour qui tu parles ici fonctionnent majoritairement sur des préjugés et un refus d’ouvrir son esprit à des options de vie moins conventionelles que celles en cours.

  11. Dydime août 28, 2008 @ 17:25

    C’est toi qui parle de hiérarchie familiale. Je n’ai pas dit que les institutions en donnaient plus que les homosexuels. J’affirme simplement que l’enfant ne trouve pas la stabilité qui est encore possible dans les orphelinat, dans un couple homosexuel.
    Si ce rapport n’est pas une preuve, il témoigne quoi que l’on dise, d’expériences vécues, reprises pour la plupart par des études qui se voulaient homophiles. Et ces expériences sont des preuves…Mais il vous appartient de nier la réalité comme vous l’entendez.
    D’autre part, il ne s’agit pas ici de préjugés, mais de réalités. vous ne pouvez disqualifier toute critique sous pretexte qu’il s’agit d’un préjugé. Et la vie de ces enfants est bien plus importante que votre impératif d’ouverture universelle et de tolérance unilatérale.

  12. Abenakis août 28, 2008 @ 17:45

    Un couple de gays peuvent très bien expliquer à leurs enfants adoptifs dès que l’âge le permet pourquoi ils sont avec eux, et leur dire qu’ils avaient des parents bilogiques…TT comme le font les couples hétérosexuels qui ont adoptés…Où est le souci ? Je ne vois pas pourquoi des enfants de gays n’arriveraient pas à se dire garçon ou fille ?? Les familles homoparentales ne sont pas “isolées”, elles ont un entourage d’amis et de proches composé d’hommes et de femmes. De plus il me semble préférable d’avoir auprès de soi deux personnes qui vous aiment, vous aident à vous construire, vous protègent…plutôt qu’être ds un orphelinat sordide du fin fond de la Roumanie ou du Cambodge.

  13. Didyme août 28, 2008 @ 20:20

    Vous en faites une question de rationalité alors qu’il s’agit d’une question de perception. Le couple homosexuel peut expliquer tout ce qu’il veut. Cela ne pèse rien à côté du ressenti. Ce ne sont pas les discours qui fondent l’identité de l’enfant, ce sont ses origines, son environnement social et son éducation. Il n’y a pas grand chose de rationnel là-dedans.
    La perception d’une figure masculine et d’une figure féminine construit l’unité de la personne en ce qu’elles apportent des caractères très différents, qui relèvent des sensations, des expériences, du vécu…

    De plus, deux personnes du même sexe ne peuvent honnêtement prétendre aimer un enfant : il est le fruit d’un désir purement subjectif, qui n’a rien de concret puisqu’ils ont recours à une aide extérieure. Je crois que l’on peut vraiment aimer quelqu’un qu’une fois que l’on souffre pour lui. En ce sens, la grossesse et l’accouchement sont les souffrances les plus exemplaires. Quand il n’y a qu’un désir sans souffrance, je prétends que l’amour est absent.

  14. Ankou août 28, 2008 @ 22:41

    “Je crois que l’on peut vraiment aimer quelqu’un qu’une fois que l’on souffre pour lui. En ce sens, la grossesse et l’accouchement sont les souffrances les plus exemplaires.”

    Sous-entendez-vous alors que seules les mères aiment leurs enfants ? Parce qu’à ce jour, seules les femmes souffrent pour enfanter. Les hommes, à part supporter les sautes d’humeur de leur femme [humour!] ne souffrent pas grand chose.

    Tout ça pour dire que votre raisonnement est ridicule :) Dire qu’il faut un homme ET une femme pour le bien être d’un enfant est un avis qui se tient, qui est justifié, naturel, etc, mais dire qu’il faut absolument souffrir, c’est que vous n’avez vraiment plus d’argument dans votre poche !! (et depuis le temps que je parcours votre site, j’ai lu mieux !)

  15. Didyme août 28, 2008 @ 23:15

    L’homme ne souffre pas ? Il ne peine jamais ? Vous n’avez jamais fait de concessions de votre vie. Je vous parle de faire des sacrifices. Tous les hommes en font, me semble-t-il. Est-ce comparable à l’accouchement ? Non…La nature est ainsi faite. Les femmes sont naturellement plus attachées à leurs enfants, non ? C’est certainement parce qu’elles savent ce que mettre au monde veut dire…

    Un amour sans sacrifice, je n’y crois pas. C’est aussi simple que ça.

  16. pierre août 29, 2008 @ 3:50

    Bonjour Didyme,

    Pour vous avoir lu et échangé avec vous, je sais que vous êtes une personne fort cultivée et intelligente… Alors pourquoi continuez vous a citez ce rapport, que vous savez comme moi être une vaste farce, un concentré de mauvaise foi. Dire qu’on manque de recul et d’étude sérieuse pour analyser l’homoparentalité OK, on en convient… Mais il y a autant d’indications (pas de faits, ou d’études serieuses) tendant à montrer que ce n’est pas mal pour l’enfant que pour dire le contraire… Faisons des études sérieuses et discutons ensuite, il y ace qui parait flagrant pour les uns et les autres, et il y a la réalité…

    Ensuite si vous affirmer que le père souffre, fait des sacrifices, pourquoi cela serait-il moins vrai dans des couples homos qui adopte(comme tout adoptant)? Quid des familles recomposée gay, le beau-père ou la belle-mère gay aimerait moins le rejeton que des beaux-parents du sexe opposé? et la mère ou le père aimerait moins leur enfant du fait de leur orinetation?
    Je vous ai connu plus en forme…

  17. Dydime août 29, 2008 @ 10:20

    Moui…Je vais prendre des vacances.
    C’est aussi parce que je n’ose pas sortir certains arguments…
    Les homosexuels n’ont pas vraiement attendu la légalisation pour adopter en Espagne et au Canada. Certains enfants sont déjà grands.
    Mais si vous avouez vous-même que cette étude n’est pas sérieuse, alors il nous reste aussi à rejeter toutes les études cherchant à prouver que l’homoparentalité n’est pas une mauvaise chose. Vous semblez dire que l’on en sait rien. Et bien, autant se contenter d’une chose que l’on sait, à savoir que la présence de deux parents de sexes différents est bénéfique et naturel à l’enfant.
    Mais bien sûr, cela n’est pas naturel pour vous. Je le sais bien. Peut-être faudrait-il voir dans psychologie ce qui distingue un homme d’une femme et en quoi ils sont complémentaires pour le bien être de l’enfant. On peut résumer cette différence autour de la phrase suivante : l’homme éduque à la liberté, la femme éduque à l’amour. Le fait d’avoir deux parents de même sexe est un gâchis, car ils ne peuvent dispenser ce qui ne relèvent pas d’eux. L’enfant a une éducation plus complète avec deux parents de sexes différents.

    La question de savoir si les familles monoparentales ou recomposées sont préférables est tout autre. Les familles monoparentales peuvent être naturelles, notamment dans le cas de la mort d’un des parents. Recomposée, le parent concerné restera toujours un étranger…

    Sinon, il y a ce lien : http://www.protection-enfance.fr/references/9/tag/
    Le rapport parlementaire sur la question. Libre à vous d’en faire ce que vous voulez.

  18. Isd août 29, 2008 @ 16:11

    Tant que ce n’est que l’Eglise qui condamne… personnellement cela ne me gène pas plus que cela!
    Au contraire, le chanteur montre ainsi que c’est possible d’avoir des enfants même avec un seul parent. Après son orientation n’a pas à entrer en ligne de compte, c’est sa vie privée, cela ne regarde que lui il me semble, du moment qu’il ne nuit pas à autrui!

    Bien à vous!

  19. Abenakis août 29, 2008 @ 20:39

    Le parent recomposé n’est pas tjrs un étranger Dydime…Qd j’étais au lycée, une de mes amies vivaient avec son père et l’ami (un autre homme) de son père. Ils étaient ensemble depuis environ 10 ans…Elle avait tjrs des contacts avec sa mère. Son père est décédé d’un cancer…et elle a décidé de rester vivre avec l’ami de son père. Je ne pense pas qu’elle aurait fait ce choix si elle l’avait considéré comme un étranger…

  20. Didyme août 29, 2008 @ 21:04

    Non, en effet…L’étranger n’entraine pas forcément le rejet. Encore heureux. Mais je pense qu’elle ne devait pas le considérer comme son père, mais plutôt comme un excellent ami de son vrai père. Elle lui fait confiance parce qu’elle le connait, parce que son père avait pleinement confiance en lui. Elle aurait simplement pu profiter d’une mère, à temps plein.

    lsd, irez-vous contre l’Eglise quand elle prétend que l’on ne peut acheter ou louer la vie ? Ricky Martin a bien acheté les services d’une mère porteuse pour adopter ces enfants. Il ne s’agit pas de religion, et l’Eglise n’enferme personne. Mais lorsque plus personne ne défend les droits des enfants ou les droits des hommes, elle intervient, elle s’exprime. Je trouve cela rassurant.

  21. Priam août 31, 2008 @ 15:23

    Les couple qui essaient d’avoir un enfant de maniére naturel ne cherchent t’il pas à satisfaire leur besoin d’enfant, eux aussi ?

  22. Jocelyn décembre 20, 2008 @ 23:36

    Combien de couples homosexuels élèvent des enfants ? Certainement beaucoup plus que l’on croit ! Combien de couples de lesbiennes se font tomber enceinte de manière artificielle ? (–> Pourquoi pas deux hommes alors ?)

    Est-ce que le fait d’avoir deux mamans bouleversent la vie de ces enfants ? Certainement pas ! Bien au contraire, cette différence d’avoir deux parents de même sexe a un impact plus que positif avec ces enfants qui sont d’emblée plus tolérants avec la différence (la tolérence n’est-t-elle pas un pilier de la religion chrétienne ??)

    De plus, pensez-vous vraiment qu’un enfant préfère errer de centres en centres ou d’avoir un couple de parents qui sont prêts à leur porter toute leur attention ?

    Enfin, posez vous cette question : en quoi l’orientation sexuelle influence-t-elle les capacités à élever un enfant ? Voyez vous un lien entre ces deux choses ?? Personnellement je n’en vois aucun ! J’en prends comme preuve le fait que je suis enseignant en maternelle. j’avoue rester discret sur ma situation vis-à-vis des collègues et des parents mais mon travail d’éducation est plus que satisfaisant pour mes supérieurs !

    Oui, la religion chrétienne réprouve cette orientation sexuelle, mais il faut ouvrir les yeux : nous ne sommes pls en 1386 où l’Eglise dirigeait la vie ! L’Eglise perd de son influence sur notre société : il faut évoluer !

  23. Didyme décembre 31, 2008 @ 17:30

    Combien de couples homosexuels éduquent des enfants ? On n’en sait rien…
    Si des lesbiennes tombent enceintes, les homosexuels le peuvent aussi ? L’insémination artificielle n’a rien de valorisant. Le bébé n’est pas un service. Il est le produit d’un amour. Et la plus grande des dignités consiste à lui donner vie naturellement.

    Est-ce que le fait d’avoir deux mères peut bouleverser les enfants ? Bien sûr que oui. Les hommes et les femmes ne sont pas interchangeables. Vous croyez que les hommes pourront remplacer les femmes et inversement.

    Comment pouvez-vous dire que le fait d’avoir deux parents du même sexe favorise la tolérance à l’autre ? Au contraire, la tolérance, le respect de la diversité implique d’avoir deux parents de sexe différents. Il y a plus de diversité. Et donc plus d’enrichissement. C’est ainsi que l’enfant peut vraiment se construire. Le sexe est donc important dans l’éducation des enfants. Vous me demandez pourquoi l’orientation sexuelle peut affecter l’éducation. C’est le sexe qui influence, pas l’orientation. C’est la complémentarité des sexes qui permet à l’enfant de se construire.

    L’enfant ne veut peut-être errer de centres en centres, mais il ne veut pas non plus être éduqué par un couple déviant. Il veut être comme tout le monde, avoir un couple naturel pour parent. Et il n’y a pas lieu de lui refuser, au regard du nombre de couples qui cherchent à adopter…

    L’Eglise n’a jamais été dans le monde. Le monde romain ou grec tolérait l’homosexualité, l’Eglise s’y opposait. L’homosexualité a toujours été pratiquée, même en chrétienté, elle l’a toujours réfuté, de même qu’elle a toujours réfuter l’homicide. L’Eglise est une institution divine ; elle surpasse donc les contingences de ce monde. Elle a toujours réfuté l’esclavage en des moments où on lui demandait de l’acceptait, entre l’empire romain et la traite négrière des XVII et XVIIIe siècles…
    Il faut s’adapter ? Oui, dans une certaine mesure…Souvenez-vous que c’est pour “adapter” les chrétiens qu’on les a persécuté, et qu’on continue aujourd’hui de le faire. Ils ne sont pas de ce monde…

Ricky Martin condamné

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Le chanteur portoricain Ricky Martin est devenu père de jumeaux par mère porteuse. Ce fait tendrait à confirmer une rumeur persistente d’homosexualité. Il n’a rien dit à ce sujet.
Mais l’Eglise a réagi. Par l’entremise du cardinal Oscar André Rodriguez, de passage au Chili. Voici ce qu’il dit :

“Pourquoi Ricky Martin rabaisse-t-il la dignité de l’être humain ? Vous ne pouvez pas juste acheter ou louer la vie. C’est encore pire lorsque quelqu’un de connu, dont les faits et gestes sont surveillés, le fait. Je ne pense pas qu’il faille refuser à un enfant une figure maternelle, juste parce que vous avez un ego énorme”

Une condamnation officielle de Ricky Martin, donc. Pour avoir utilisé un mère porteuse. Cette condamnation nous rappelle que l’Eglise ne reconnait qu’une seule forme de procréation, affirmée et réaffirmée malgré les attaques fréquentes : la sexualité. Si l’activité sexuelle n’est pas approuvée avant le mariage, elle est très fortement recommandée, voire obligatoire, au sein du mariage. Le refus de la sexualité est d’ailleurs un motif de divorce légitime aux yeux de l’Eglise.
Mais faire usage des mères porteuse, c’est instrumentaliser la vie humaine. C’est “acheter ou louer la vie”. Dans ce cas, le parent cherche à satisfaire son besoin d’enfant. Il ne cherche pas à faire advenir une nouvelle âme.

Très actif dans la lutte contre le trafic d’enfants, Ricky Martin s’était rendu visite à des foyers cambodgiens de victimes d’exploitation sexuelle. Cela ne l’empêche d’instrumentaliser les enfants, à l’instar des trafiquants qu’il dénonce.

Certains pseudo-catholiques s’offusquent déjà de tels propos :

Quant à l’argument qui veut qu’un enfant a besoin d’une mère pour son éducation, il est écarté par des pédiatres. Si une présence maternelle est un apport idéal, encore faut-il que la mère soit digne de ce nom.
(…)
Cependant, si je peux sortir un enfant de la misère et lui offrir une éducation pour qu’il puisse éventuellement retourner dans son pays pour aider les siens plus tard, j’aurai accompli quelque chose d’important dans ma vie. Il est regrettable que tant de pays n’aient pas une législation qui prend en compte les unions gays afin de faciliter l’adoption en provenance de l’étranger. Que préfère t-on des enfants livrés à la misère et la prostitution ou bien éduqués par un couple aimant et nanti qui peut lui fournir les armes pour affronter l’existence et aider son prochain ? Manifestement, l’Eglise préfère la première solution ce qui équivaut presque à une non-assistance à personne en danger. A quoi peut servir un être humain si on le laisse croupir dans la misère ?

L’Eglise catholique sacrifie souvent la réalité du terrain à l’idéal théologique afin de « garder l’Eglise au milieu du village », condamnant ses contemporains de façon aveugle avec pour résultat d’augmenter le nombre des exclus de l’Eglise. Cependant, là où je pourrais la rejoindre, c’est qu’il faut avant tout œuvrer dans l’intérêt de l’enfant et non du sien mais pour cela il ne faut pas être catholique.

En clair, il faut légaliser l’adoption par les homosexuels. Et puis permettre la reproduction par mère porteuse. Pour éviter aux enfants d’être malheureux, vous comprenez. Des intentions louables et charitables sous tous les angles. L’Eglise, elle est méchante, elle veut le malheur de tout le monde…

L’Eglise s’oppose radicalement et de toutes ses forces à toutes les formes d’instrumentalisation de la vie. On n’achète pas la vie comme on achetait autrefois des esclaves. On ne négocie pas un enfant comme on négocie un prix. La sexualité reste la forme la plus noble d’accomplissement de la vie. Pourquoi permettre les avortements s’il s’agit plus tard d’avoir des enfants par procuration ?
Le prétexte qui consiste à vouloir à tout prix écarter la misère est absurde. La pauvreté est relative à un niveau de vie. De plus, la pauvreté n’est pas synonyme de malheur.
Enfin, éviter le malheur est une chose louable en soi. Reste à s’en donner les moyens. L’avortement, la grossesse par mère porteuse, l’adoption par les homosexuels, la fécondation in vitro, ou le clonage accroissent le malheur plus qu’ils ne le résorbent. Car un enfant a toujours besoin d’une figure maternelle et d’une figure paternelle pour se construire. Le tribunal de Nancy avait appuyé la décision du Conseil Général du Jura en 2000, qui avait refusé l’adoption à une homosexuelle. Manque de repères identificatoires et absence de figure paternelle avaient motivé cette décision.

Didyme @ août 28, 2008

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