À moins que vous ne vous y opposiez explicitement, on vous laissera mourir…
C’est le contenu d’une lettre qu’ont reçu les résidents d’une maison de repos et leurs proches, à Amersfoort aux Pays-Bas. Cette missive émanant de l’établissement les informait que les personnes âgées de plus de 70 ans ne seront plus réanimées le cas échéant, « à moins que quelqu’un n’exprime explicitement le souhait contraire », rapporte samedi le journal néerlandais Algemeen Dagblad (AD).
C’est-à-dire qu’il est tacitement entendu que la position raisonnable, et en tout cas qui sera celle sous-entendue sauf mention contraire, est de ne pas souhaiter être réanimé… Il faut noter ce trait d’humour noir contenu dans la lettre en guise d’explication :la réanimation des personnes de plus de 70 ans pourrait sérieusement détériorer leur qualité de vie. Genre : vivre nuit gravement à votre qualité de vie… On observera l’homologie d’une telle position avec le raisonnement qui conduit à tuer les personnes handicapées dans le ventre de leur mère sous prétexte qu’il est mieux pour eux (pour leur qualité de vie ?) de ne pas vivre…
La fondation néerlandaise pour les maladies cardiaques a qualifié de « ridicule » la volonté d’établir une limite d’âge pour une réanimation et l’association néerlandaise de gériatrie clinique a dit que cela allait trop loin, mais la direction de la maison de repos St. Pieters en Bloklands Gasthuis se justifie notamment en affirmant que la plupart de ses pensionnaires ne souhaitent pas être réanimés.
Un cas isolé, certes, mais pas unique puisqu’on se souvient que l’état de l’Oregon - 3,5 millions d’âmes ! - aux États-Unis a annoncé qu’il ne rembourserait plus les chimiothérapies à ceux qui n’avaient pas de chances de survie suffisantes… en revanche, il annonce qu’en revanche le suicide assisté est, lui, remboursé.
Via Koztoujours, dont il faut signaler plusieurs excellents billets, dont l’un recensant l’édifiante et impressionnante auto-biographie Un Franciscain chez les SS, et un autre donnant des détails sur l’affaire de la gifle, détails qui la font apparaître tout différemment que de prime abord. Et surtout cet article qui rend justice à Mgr Di Falco, soulignant que les médias, qui avaient sauté sur l’occasion - pensez donc, un prélat pédophile ! -, n’avaient guère insisté en revanche sur son innocence maintenant incontestablement connue.
Neo @ août 25, 2008




Effrayant! Consternant!
Je trouve cette lettre de mauvais goût mais par ailleurs il est vrai que passé un certain âge le corps supporte moins bien les réanimations. Je préfère de loin que l’on ne me réanime pas si c’est pour être un légume après. Pas vous ?
Ben non, curieusement, j’aime bien vivre et je trouve assez nauséeux la comparaison d’une personne grabataire à un légume.