<< Publicité - Espace annonceurs

Pas de commentaire

Rwanda : le (faux) rapport de force

Afrique, La vie des media, Non classé, Politique/France

Il est amusant de constater la subjectivsme forcené de certains grands média. Le Monde considère sous un bon oeil le rapport rwandais sur le rôle de la France lors du génocide.

Ces derniers, toujours dans une sorte d’osmose sanguinaire avec les forces armées de l’ancien régime, auraient tenté de parachever les desseins de génocide : armement de miliciens, meurtres de Tutsi, viols et incitations au viol, dissimulations de charniers auraient été le lot quotidien d’une armée française accompagnée de journalistes qui pourtant n’ont rien vu de tel ni d’approchant… Cette partie suffit-elle à retirer toute crédibilité au rapport Mucyo ? Doit-on la rejeter sans autre analyse ? Les auditions de détenus, qui fondent une bonne part du travail d’enquête, sont-elles par nature entachées de suspicion ? Le démenti aussitôt porté par le Quai d’Orsay sur le travail de la commission rwandaise ne peut suffire à refermer un chapitre d’histoire que les Français pressentent douloureux.

On sent derrière ses lignes toute la haine ethnosadomasochiste de la repentance convenue, que nos journaliste du Monde aime à promouvoir. Par souci de tolérance, évidemment. “Ce sera douloureux…De vieilles rancunes ressortiront…Mais il faut le faire…Je comprends votre douleur…Paul Kagame voit resurgir des douleurs qu’il croyait enfouies depuis longtemps…Un passé toujours douloureux…Des blessures encore ouvertes, blalblabla.” Le journaleux appelle à l’approfondissement de l’enquête effectuée par le parlementaire français Paul Quilès en 1998. D’ailleurs, précise-t-il, de nombreux éléments du rapport rwandais sont repris du rapport parlementaire français. Autre phrase, destinée à choquer le cerveau lobothomisé du lecteur moyen :

Les parlementaires français avaient aussi relevé une autre initiative inquiétante de gendarmes français en mission au Rwanda : la création, au Centre de recherche criminelle et de documentation (CRCD), d’un fichier informatisé des personnes politiquement suspectes, qui évoquait à son tour le sinistre “fichier juif” de Vichy, et qui semble avoir eu la même “finalité” en 1994. Le rapport rwandais est beaucoup plus précis : il cite nommément les gendarmes français en s’appuyant sur des fac-similés de documents administratifs.

Bien sûr ! Si Vichy est impliquée…Le procès est déjà jugé. La France devra un jour se repentir du génocide rwandais qu’elle n’a pas provoqué tout comme elle doit se repentir de son passé vichyste.

Après tout, si la France est capable de tuer des enfants avant même qu’ils naissent, elle est bien capable de tuer des noirs sans défense. Elle pourrait même le faire “par souci d’humanité” si j’en crois la rhétorique pro-mort de nos avorteurs “libérateurs”.

Mais Marianne prend la défense de la France. Il faut bien défendre le modèle française des droits-de-l’homme. L’article remet les choses à leurs places en attirant l’attention sur les titres et les rôles attribués par le Rwandais à certains militaires français.

Le problème, c’est que ce document est truffé d’erreurs. Ainsi, non seulement le général Germanos se prénomme Raymond, et non « Yves », mais en plus, à cette date, il n’est pas du tout « chef d’Etat Major des Forces spéciales » mais chef du cabinet militaire du ministre de la défense.
Quant au 7e Rima, il n’existait plus, et Gilles Bonsang ne l’a jamais commandé.

Non, la démocratie universaliste, jacobine et centralisatrice n’est pas encore passée dans le camp de la trahison ethnomasochiste et autodestructrice de la tolérance universelle…

Didyme @ août 12, 2008

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>