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4 commentaires

  1. Silvestrik juillet 11, 2008 @ 21:22

    Vous ne mentionnez pas une violence autrement difficile à supporter et à prouver. Il s’agit de la violence psychique. La femme n’ayant généralement pas la force utilise ce moyen de pression particulièrement efficace.
    Personne n’en parle, faut-il d’ailleurs étaler son expérience perso ou celle de ses proches ? Mais si aucun “psy” n’en fait jamais état, cela ne veut pas dire que ça n’existe pas.
    Les pressions, chantages, menaces, tentatives de suicide, fugues, instrumentalisation des enfants… sont autant de moyens utilisés pour déstabiliser.
    Quelques claques n’ont jamais fait de mal, mais une pression psychologique quotidienne détruit immanquablement l’équilibre mental d’un individu.
    Je parle d’expérience étant passé au tribunal pour violences conjugales et ayant néanmoins obtenu la garde de mes enfants.
    Merci de ne pas mentionner mon nom, les rapports s’étant apaisés avec mon épouse devant Dieu.

  2. raspail juillet 12, 2008 @ 3:34

    La violence psychologique est (partiellement) évoquée dans le dernier paragraphe de l’article. Merci d’ajouter votre expérience propre fort pertinente.

  3. tom220 juillet 13, 2008 @ 1:39

    Là je ne comprends plus.
    Après la [lutte contre le lobby homosexuel, NDLR], voici la mysoginie qui pointe son nez ?
    N’êtes vous pas foncièrement attaché à cette idée d’un homme et d’une femme au sein d’un foyer, avec l’ordre et le rapport des forces et des responsabilités qui vont avec ?
    Soudain vous voilà défendeur d’une vision moderne des hommes et des femmes ? C’est peut-être la seule bonne nouvelle de ce post !

    Car sincèrement je ne comprends pas votre raisonnement.
    Que certains hommes soient victimes eux-aussi de violence conjuguale, c’est certain , et très louable à vous de le dénoncer, ce qui est en effet trop rare.

    Mais pourquoi dans le même temps avoir besoin de dénigrer la communication faite sur les femmes battues, et venir mettre en doute la réalité des chiffres ou de l’ampleur des femmes battues ? Besoin de nier une douleur pour mettre en lumière une autre ? Hommes contre femmes, la guerre continue ?

    Je ne peux m’empêcher de trouver nauséabonde cette mise en concurrence des souffrances, et elle pour moi le reflet d’une fine mysoginie qui m’hérisse le poil (genre : “nous aussi les hommes on souffre, alors y en a marre de dire qu’il n’y a que les femmes, et d’abord c’est même pas sûr qu’elles souffrent tant que ça”…)

    Non vraiment, là je ne vous suis pas.

  4. Léna juillet 13, 2008 @ 2:40

    Pourquoi se battre contre le stéréotypes des “hommes forts physiquement” mais affirmer sans aucune preuve que les femmes sont plus fortes en matière de violence psychologique ?

La violence conjugale et le deux poids deux mesures

Défendre la famille, La vie de la cité, Non classé, Zoom sur...

A l’occasion de la dernière campagne de prévention contre la violence conjugale d’Amnesty Internationale qui fut déjà évoquée sur e-deo, je me permets d’apporter un certain nombre de précisions sur le phénomène, notamment en ce qui concerne le problème des hommes battus par leurs compagnes.

Ce problème est encore aujourd’hui largement tabou et très peu abordé. Les raisons essentielles en sont principalement un manque évident d’intérêt pour le sujet (beaucoup estime que ça n’existe pas ou que ça a une existence mineure), la conception traditionnelle de la société (l’homme est encore aujourd’hui censé incarner la force physique et la femme la délicatesse) ainsi que l’omniprésence du féminisme dans la société médiatique actuelle qui contribue notamment à donner une image négative de l’homme (vu uniquement comme un macho violent et irresponsable) et une survalorisation de la femme (vue systématiquement comme une victime innocente et pure). Des stéréotypes qui ont la vie dure.

 Pourtant, des études sérieuses existent sur le phénomène. La sociologue Suzanne Steinmetz fut la première à définir le concept d’homme battu dans les années 1970. Depuis, des auteurs comme Sophie Torrent ou Yvon Dalaire ont écrit avec précision ce fait souvent nié. Plus récemment, des reportages télévisés commencent à mettre en lumière ce pendant masculin des violences conjugales.

Du point de vue des chiffres, ce serait environ 15% des hommes qui souffriraient de violence conjuale et il mourrait un homme tous les treize jours assassinés par leurs compagnes. Mais ces chiffres sont largement inférieurs à la réalité d’une part parce que beaucoup d’hommes battus ne portent pas plainte (notamment par peur d’être ridicules ou pas crus et aussi, à l’instar des femmes battues, pour ne pas se retrouver seuls et préserver leurs enfants) et d’autres part parce que nombre de ces faits signalés ne sont pas pris en compte et nombre de plaintes ne sont pas enregistrées. Par comparaison, ce serait environ une femme sur dix qui serait aujourd’hui battue par son conjoint et il en mourrait environ une tous les trois jours. Mais ces sources ne sont pas fiables de l’aveu même de féministes comme Marcella Jacub ou Elisabeth Badinter, car elles comptent aussi des faits d’interprétation subjective (insultes, dénigrement) et elles n’interrogent que les femmes (contrairement aux pays anglo-saxons). Précisons également que, contrairement à une idée largement répandue, les femmes sont fort représentées dans la maltraitance des enfants (plus de 50%).

D’une manière générale, le phénomène est fort peu pris en compte notamment à cause d’une conception stéréotypée de la société qui veut que les hommes représentent la force brute, et donc la seule source de violence. Les détracteurs de l’importance du phénomène arguent notamment que l’homme étant, généralement, physiquement plus fort que la femme, il ne peut être battu par cette dernière. C’est oublier que la femme peut se servir d’objets dangeureux ou d’armes et, surtout, user de la violence psychologique (insultes, humiliation, démoralisation, dépendance économique ou sentimentale, chantage), domaine dans lequel elles sont bien plus fortes. Il est aussi souvent, notamment par les féministes, dit que sur le nombre d’hommes tués par leurs compagnes, la plupart l’ont été par acte de légitime défense car ils exerçaient eux-même des actes de violence à l’encontre de leurs conjointes. il s’agit d’une affirmation gratuite, nauséeuse et jamais étayées. De plus, les tenants de cette théorie oublient que sur le nombre de femmes qui disent avoir été battues par leurs conjoints, un certain nombre n’ont en fait reçu qu’un coup qu’elles avaient sciemment provoqué en agressant au maximum leurs conjoints afin de les pousser à la faute et de les faire passer pour les agresseurs aux yeux des autorités. En effet, la justice se montre beaucoup plus favorable aux femmes qu’aux hommes, que ce soit pour la garde des enfants lors des divorces ou pour les affaires de maltraitance conjugale. De fait, aucune campagne officielle de sensibilisation à la violence des femmes sur les hommes n’est effectuées en France ou ailleurs, et aucun organisme officiel subventionné par l’état ne s’occupe d’aider les hommes battus par leurs compagnes.

Voici quelques vérités rétablies crument à méditer par ces dames (et un certain nombre d’hommes!).

Raspail @ juillet 11, 2008

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