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2 commentaires

  1. Yvon Bordet juin 15, 2008 @ 8:37

    Après la conversion de l’Irlande au christianisme avec Saint Patrick
    Après la ré-évangélisation de l’Europe par les moines irlandais (Saint Colomban, Saint Gall …)
    Un nouveau miracle irlandais ?

  2. l'Anglais juin 15, 2008 @ 13:07

    Bof bof bof. Tout ça n’est pas très intéressant. Comme toujours, le Peuple (enfin, les 50 et quelque pour cent parmi ceux qui ont pris la peine de se déplacer) est idolâtré lorsqu’il va dans le sens souhaité, et ignoré le reste du temps. Les Français votent non à une Constitution européenne qu’ils n’ont jamais lue, et c’est la France Eternelle qui s’exprime patati, patata. En revanche, les Français sont pour le divorce, l’avortement et les unions homosexuelles; et tout d’un coup ce n’est plus la France éternelle du tout mais une combinaison de méchants lobbys (je vous laisse en dresser la liste). Pourquoi ce deux poids, deux mesures ?

    [MOD : il y a un deux poids deux mesures uniquement chez nos adversaires. Quand on se prétend démocrate, on écoute le peuple. Point. Personne parmi les rédacteurs ne considère la démocratie comme une fin. Le peuple n'a pas à décider de légaliser l'avortement ou d'envoyer tel peuple dans les chambres à gaz comme cela a pu se voir dans le passé...]

    Ce serait aussi assez amusant de réecrire le petit couplet sur le “réel fossé” entre le peuple et les dirigeants en s’intéressant non aux gouvernements de l’UE mais à celui de l’église romaine ! Là au moins, heureusement, les gens peuvent voter avec leurs pieds…

    MOD : l’Eglise catholique n’est pas une démocratie. La Vérité n’a rien à voir avec la majorité.

L’UE est sourde, aveugle et muette.

UE/institutions

Tel était le slogan des partisans du « non » irlandais qui avaient entre autre centré leur campagne sur la dénonciation d’une Europe autoritaire et contraire aux « droits de la vie ». L’Histoire aujourd’hui confirme leurs propos : à l’annonce des résultats, le premier ministre irlandais Brian Cowen, écartant d’une main le vote de son peuple, a en effet affirmé  que l’Irlande n’avait

 

aucunement l’intention d’entraver la construction de l’union européenne ».

 

Ses partenaires ont bien saisi le message. Jean Manuel Barroso, l’actuel président de la Commission Européenne a déclaré froidement depuis Bruxelles :

 

Nous pensons tous que le traité n’est pas mort, qu’il existe encore »

 .

En aucun cas, l’Union ne peut être freinée dans son élan »

 

a surenchéri le Premier ministre belge, Yves Leterme.

 

Nous espérons que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification »

 

ont ajouté le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel dans une déclaration commune, au diapason des réactions de la plupart des dirigeants européens qui n’en ont plus grand-chose à faire de l’opinion de ceux qu’ils représentent. 43 des 43 circonscriptions irlandaises (soit toutes) en dépit de l’avis de leur classe politique (pratiquement unanime en faveur du « oui »), ont pourtant massivement rejeté l’idée d’une Europe politique, comme les français et les néerlandais l’avaient fait avant eux.  Aujourd’hui les médias, qui cherchent des responsables et des raisons à ce qu’ils considèrent comme un échec (car depuis hier l’Europe est à nouveau « en crise », « en panne ») s’évertuent à nous expliquer que les irlandais (comme les français, comme les néerlandais, comme tous ces pauvres citoyens européens qui ne sont pas allés dans le sens de Bruxelles) ne savaient  pas ce qu’ils faisaient et ce pourquoi ils votaient (pas de programme, texte flou, manque de communication claire, toutes les raisons sont bonnes, pourvu que l’on oublie les vraies accusations qui pèsent sur l’UE). Pire ! A l’heure de la défaite, les technocrates bruxellois n’ont pas peur d’afficher sans complexes leur implacable volonté de faire plier tout pays rebelle : l’Irlande a dit non. Mais l’Irlande devra dire oui. Le premier ministre belge a ainsi décrété qu’il convenait

 

 D’examiner les possibilités existantes pour assurer quand même l’entrée en vigueur du traité et y associer l’Irlande ».

 

La machine européenne est donc déterminée à aller jusqu’au bout, sans se remettre à question,  avec ou sans l’assentiment des citoyens européens. Le non irlandais est-il pour autant un échec ? Non, car s’il n’a pas ébranlé Goliath il a au moins été le révélateur face au monde du réel fossé qui existe désormais entre les peuples et leurs gouvernements et surtout de la direction qu’a décidé de prendre l’UE : celle d’une dictature.  

 

Le non irlandais est un non historique. La réaction de l’UE aussi. Elle restera dans l’Histoire comme le moment où, aux yeux de tous, les institutions européennes et nos dirigeants ont ouvertement et officiellement refusé l’expression de la démocratie.

LN @ juin 14, 2008

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