Assurethic, l'assureur pro-vie        

Nos annonceurs nous soutiennent, soutenez nos annonceurs ! - Espace annonceurs

Pas de commentaire

Pays de droit ou pays de Dray ?

Identité, La vie de la cité, Politique/France

L’opposition a toujours repris la rhétorique déclinologue pour ridiculiser ou critiquer, voire démoraliser la majorité. Quelque soient les époques. Elle refuse de voir ses erreurs pour attirer l’attention sur celles du gouvernement en place. Autrefois, la droite attribuait le déclin de la France aux décennies de socialisme gouvernemental. Maintenant, les socialistes préfèrent dire que la France d’avant 2002 était bien portante, “sur la bonne voie”, et que la droite a tout détruit. C’est peut-être ce que l’on appelle l’alternance, après tout.

Le porte-parole du parti socialiste, Julien Dray, futur ex-candidat à la présidence du parti, sonne l’alarme en comparant la France à “une cocotte-minute au bord de l’explosion”. Il ajoute que “la responsabilité” de la majorité et du gouvernement ”sera entière s’ils persistent à conduire des politiques injustes”.

“Il semble que l’UMP ait décidé de devenir le chantre attitré de la pensée unique néo-libérale, comme en attestent les réactions de ses responsables jour après jour”. C’est tout simplement très bien dit.

Mais dans un pays où ni la majorité de l’UMP, ni les très critiques compères de Dray n’ont voté contre l’abrogation de ce qui reste de souveraineté, comment peuvent-ils se renvoyer la critique ? Rien n’est réellement décidé par le gouvernement. Et l’opposition ne s’oppose que pour la forme. 65% des lois votés à l’Assemblée nationale proviennent des directives de Bruxelles, auxquelles nous ne pouvons nous opposer. Pourquoi critiquer un gouvernement enchaîné ? Les débats sont vains ; l’opposition est de pure forme, pour faire croire à un semblant de démocratie et de représentativité ; les lois ne sont plus l’expression de la volonté populaire, etc…La France dont parle Julien Dray n’est plus un projet politique, mais une chimère, un espace géographique chargé de l’élire, un mot sans aucun sens…Pour ces gens-là, le mot France désigne un espace organisé que l’on peut influencer, modifier, restructurer, obliger, pressurisable à souhait, mais ne représentant aucun intérêt en soi. Sauf celui de produire, et de produire des taxes surtout. Une définition essentielle de la France impliquerait de lui reconnaître une histoire et un peuple que l’on ne pourrait alors négliger. L’essence donne la quidité de chaque chose, et permet de comprendre son utilisation. L’essence permet d’en saisir les tenants et les aboutissants. Pour eux, la France ne peut qu’avoir une définition formelle sans réel contenu. La France, c’est l’Europe…La France, c’est le métissage… Une coquille vide…Un instrument mis à toutes les sauces pour garantir la carrière de tel ou tel personnage. La France reste le mot nécessaire pour exister en politique. Comme ils ne peuvent critiquer l’Union Européenne (qu’ils célèbrent et soutiennent), ils font revivre un vague pays,la France, qui existerait en dehors de l’Europe.  Car accuser l’Europe, ce serait la freiner et l’affaiblir. Impossible. Ils sont donc obligés de faire revivre la France pour exister, pour avoir une vie politique, pour donner un peu de sens à leurs actions, etc…Et Sarkozy, la marionnette de Bruxelles, n’existe que pour essuyer les critiques que l’on devrait diriger vers l’Europe.

Qui sait, dans cette logique, par pure ambition ou par envie d’exister, peut-être feront-ils un jour revivre le “pays réel” qu’il cherche pour l’instant à abattre…Pays de droit ou pays de Dray, il faudra bien choisir un jour.

 

 

Didyme @ juin 10, 2008

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>