Qui est John McCain
Amérique du Nord, Elections, Politique/Etats-Unis
John Mc Cain préfère mettre en avant son héroïsme et ses cinq ans de prison au Viet-nam, préférant dissimuler aux yeux de son électorat puritain un aspect moins glorieux de sa vie - et qui peut converger avec son peu d’enthousiasme à défendre les valeurs morales (il n’est que mollement opposé au pseudo-mariage gay - refusant en particulier l’amendement constitutionnel définissant le mariage comme union d’un homme et d’une femme - et à l’avortement - en outre il est favorable à l’utilisation (et la suppression) d’êtres humains pour la recherche (cellules souches embryonnaires)) : avant d’être marié à sa jeune femme blonde, Cindy, de laquelle il eut quatre enfants, il divorça de Carol, qui était un célèbre modèle publicitaire quand il l’épousa en 1965. C’est à elle - et à leurs trois enfants - qu’il pensait lorsqu’il était soumis à la torture dans la fameuse prison ‘Hanoi Hilton’. Mais lorsqu’il rentra en Amérique en 1973 (accueilli par Nixon en personne), sa femme était défigurée : sa voiture avait dérapé sur un poteau télégraphique à la Noël 1969, et en sus de nombreuses lésions internes son bassin et son bras furent fracassés. Elle subit six mois de chirurgie qui emportèrent sa haute et souple stature. D’abord confinée à la chaise roulante, Carol apprit à remarcher, mais quand son mari revint elle avait douze centimètres de moins, était presque obèse, son corps étant maintenu par des vis et autres assiettes métalliques. Après son divorce d’avec Mc Cain en 1980, Carol se tint dans un silence digne à propos du divorce et de l’accident. Interrogée par The Mail, elle tient à dire qu’elle reste en bons termes avec son ex-mari (qui lui a rendu hommage lors de la campagne) et que celui-ci accepta de payer ses frais médicaux à vie (23 opérations !). « Mon mariage s’est terminé parce que John McCain ne voulait pas avoir 40 ans, mais en avoir 25… Cela arrive… »

Mais certaines connaissances de McCain sont moins indulgentes… peignant le politicien comme un homme à femmes qui abandonna sa femme estropiée pour courir la prétentaine - il a lui-même reconnu avoir eu des maîtresses à cette époque ; l’accusant de s’être fixé sur Cindy Hensley pour raisons financières, son beau-père étant un multi-millionnaire avec un réseau politique alors que son salaire d’officier ne dépassait pas 25 000 $ par an. Via Ross Perrot, il fut introduit auprès des Reagan, et il vit là l’occasion de satisfaire ses ambitions. Carol se résigna à perdre son mari, et celui-ci, se préparant à épouser Cindy, pouvait se permettre d’être généreux lors du divorce. Ensuite, reconnaissante et toujours aimante, elle le soutint dans ses campagnes - et c’est du reste pour cela qu’elle a accepté de parler au Mail. Ted Sampley, un vétéran du Viet-nam également, est particulièrement sévère : l’accusant de tromperie et de manque de caractère, ayant cherché ailleurs dès qu’il a aperçu l’état de sa femme à son retour. Ross Perot lui-même le dépeint en opportuniste classique, habile et cruel - mais du moins ne fait-il pas, comme son adversaire démocrate, de l’avortement un sacrement et de sa défense un leit-motiv…
Neo @ juin 10, 2008







Nos devions choisir entre Ségolène et Sarkozy, les Américains devront choisir entre Obama et McCain, bref pour les uns comme pour les autres l’élection présidentielle c’est le choix entre la peste ou le choléra. Notons que les deux rivaux américains sont aussi des va-t-en-guerre affichés au Moyen-Orient. C’est inquiétant pour la planète, tout ça.