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13 commentaires

  1. Yvon Bordet juin 6, 2008 @ 16:03

    La Sturmabteilung (SA) était la police politique nazie qui a fait la prise du pouvoir par Hitler.
    Un grand nombre de dirigeants de la SA était homosexuel. Le chef de la SA, Roehm, était homosexuel, ainsi que plusieurs membres de l’état-major de la SA.
    Puis, la SA a été liquidée par la SS sur l’ordre d’Hitler, le prétexte étant précisément que l’état-major de la SA était débauché et alcoolique.
    La SA était plus socialiste que nationale, la SS plus nationale que socialiste: mais tout ce petit monde était national-socialiste.
    Roehm était le seul dignitaire du régime nazi qui tutoyait Hitler (jusqu’à ce que celui-ci exécute celui-là)
    Mais ne le répétez pas, c’est interdit de le dire, ce n’est pas politiquement correct.

  2. Didyme juin 6, 2008 @ 17:36

    Oui, ce n’est pas franchement politiquement correct. Mais il est vrai qu’il existe dans l’imaginaire nazi une exhaltation du corps, et notamment du corps masculin. Il est l’incarnation de la force, forcement virile.Et Riefenstalh s’en fait l’écho avec ses photographies.

  3. Raspail juin 6, 2008 @ 19:04

    Il semblerait que Reinard Heydrich, le redoutable protecteur de Bohême-Moravie et exécuté par la résistance tchécoslovaque, ainsi que Hans Frank et Baldur Von Schiract étaient homosexuels. Sans oublier les collabos Robert Brasillach, Abel Bonnard, maurice Sach et Jacques-Benoit Méchin.

  4. Yvon Bordet juin 7, 2008 @ 16:14

    Adolf Hitler a fait toute la première guerre mondiale, il a été blessé et décoré, mais a fini caporal, il n’a jamais pu être officier, un rapport le signalant comme homosexuel.

  5. Guillaume juin 16, 2008 @ 15:33

    Je ne pense pas que les homosexuels se sentent être le groupe le plus persecuté durant la Seconde Guerre Mondiale, je pense qu’ils ne souhaitent juste qu’on n’oublie pas que les Nazis ont aussi déportés des homosexuels. EN revanche, je vous rejoins lorsque vous dites vouloir une commemoration collective. Je reconnais aussi que les catholiques ont aussi été persecutés. Encore une fois, je pense qu’il ne faut pas faire d’amalgame. Un catholique n’est pas tout les catholiques, un homosexuel n’est pas tous les homosexuels. L’important est de se respecter les uns les autres. C’est bien la premiere fois que je lis dans ce site un article sans haine particulierement poussée envers les homosexuels.

    [MOD : il n'y a aucune haine à critiquer un comportement ou des revendications.]

    Pour finir, je voudrais tout de meme souligner que des incoherences sont faites face au traitement de l’Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, mais ne jetez pas la pierre. Cette guerre a nié notre humanité, c’est devenu un tabou.

  6. Didyme juin 17, 2008 @ 12:20

    Dans cet article, je critique la tendance moderne à la victimisation, comme vous l’aurez compris. Elle est le pendant aux exigences de pardon que toutes les nations anciennement colonisatrices doivent effectuer pour être bien vu des communautés.

    Quel est mon problème à cela ? Je suis né très longtemps après la Seconde Guerre Mondiale, comme la plupart des Français, des Allemands et des homosexuels. Je ne vois pas pourquoi un président, qui me représente, vient demander pardon en mon nom et au nom de tous les Français pour quelque chose que je n’ai pas fait. Il n’est pas le président des Français de tout les temps, mais simplement des Français de son mandat. Il n’a donc pas à demander pardon pour les criminels des années 40.

    Et la victimisation fait partie de cette rhétorique. C’est elle qui fait les demandes de pardon. C’est elle qui vient culpabiliser des personnes qui n’ont rien fait. C’est elle qui érige en victime des personnes qui, pour la plupart, 50 après, n’ont rien subi. Ne trouvez-vous pas étranger que des personnes qui n’ont rien fait demandent pardon à des personnes qui pour beaucoup n’ont rien subi ???

    Oui, l’important est de se respecter les uns les autres. Mais si le respect ne se fonde pas sur la vérité, il se fonde sur le mensonge et la dissimulation, avec son cortège de tensions sociales et d’inégalités.

    Comme vous dites, je n’ai pas particulièrement de haine envers les homosexuels. Car si tout le monde fait ce qu’il veut, si toutes les communautés obtiennent systématiquement gain de cause, si les individus deviennent autant de petits tyrans aux désirs inextingibles, alors la société se disloque, perd ses valeurs avant de se perdre dans la violence et dans l’injustice. Le rôle du politique est de garantir la justice et la perennité de la société. Et il ne peut le faire s’il cherche à satisfaire les aspirations de chacun. Or la pérennité et la justice exigent que soit mis en valeur le moyen par lequel la société assure son renouvellement, la procréation, et son prolongement naturel, le mariage “hétérosexuel”. Je n’ai rien contre les homosexuels personnellement, mais j’ai tout contre leurs revendications. Je ne critique pas les personnes, je critique leurs actes ou leurs paroles. Sans cela, ce serait une haine ad hominem. Mais vous l’avez parfaitement compris, me semble-t-il.

  7. arnaud juillet 3, 2008 @ 16:57

    @ Yvon, tu as oublié de dire..que Hitler aimait bien tout ce qui était érigé! Phallus or not Phallus..?? D’ailleurs il n’en avait pas le bras assez long! tu vois ce que je veux dire..??

  8. Pierre-Olivier D. juillet 21, 2008 @ 1:53

    La persistance, dans l’imaginaire commun, de l’idée d’un lien intrinsèque entre adhésion au nazisme et orientation homosexuelle est si paradoxale qu’elle exige qu’on en interroge la genèse.

    Il est, tout d’abord, évident qu’il y avait des homosexuels parmi les nazis ou, inversement, des nazis parmi les homosexuels, mais cela ne signifie rien en soi.

    L’image du nazi homosexuel se nourrit, en revanche, des ambiguïtés homo-érotiques qu’offraient, à l’évidence, certains aspects du modèle social et idéologique proposé par le mouvement national-socialiste, tels que le culte du corps viril, l’exaltation d’une domination masculine de type militaire ou encore le rôle dévolu à des sociétés exclusivement masculines comme les SA, les SS (Sections spéciales) les Jeunesses hitlériennes ou l’armée. Mais ces ambiguïtés ne suffisent pas à fonder un lien de nature entre homosexualité et nazisme.

    Source : culture-et-debats.over-blog.com/article-10218600-6.html

  9. Slave août 5, 2008 @ 15:17

    En fait il y a un problème dans votre raisonnement.

    Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’un mémorial commun à tous aurait été souhaitable, mais si chaque “communauté” a son mémorial c’est parcequ’elles se rejettent entre elles.

    Vous accusez les communautés juive et homo de se “victimiser”, et c’est en partie vrai. Parcequ’on a beaucoup souffert, on doit beaucoup obtenir en retour.
    Mais le problème mon cher, c’est que vous en faîtes autant. Ce blog dans sa quasi-intégralité est une ode à la “victimisation”. Ce grand débalage de souffrances vécues va du Christ sur sa croix jusqu’à l’actuelle “cathophobie”.
    Christian Vanneste poursuivi par des associations homos, la famille broyée par les revendications homos, Mgr Léonard “persécuté par la pensée”…

    C’est navrant.

  10. Didyme août 5, 2008 @ 17:05

    “Parce qu’on a beaucoup souffert, on doit beaucoup obtenir en retour.”
    Espérez-vous une justice terrestre ?
    Je ne crois pas que l’on puisse racheter des morts…Moi aussi, ma famille a subi les horreurs de la guerre. Un grand-oncle a été torturé et tué. Je ne vais pas réclamer des indemnisations à des personnes qui ne m’ont rien fait, surtout que je n’ai rien subi.
    Les peuples peuvent avoir de la mémoire. C’est évidemment très important. Mais peut-on légitimement réclamer des commémorations et des réparations alors que la plupart des Juifs d’aujourd’hui ou des homosexuels d’aujourd’hui n’ont pas subi les horreurs de la guerre ?
    Seules les victimes peuvent pardonner, et non leur descendants. Seuls les coupables peuvent être condamnés, et non leurs descendants. Je ne vois aucun intérêts à ériger des statues plus de 60 ans après les faits…Sur le moment, pourquoi pas ? Mais il faut laisser au temps le soin de réparer les blessures. On construit l’Europe sur un idéal de paix, et au sein des nations, on perpétue d’anciennes rivalités…

    Est-ce que nous en faisons autant ? Non. Nous réclamons simplement la normalité, à la différence de tous ceux qui veulent que leurs différences soient respectées. Le problème est que l’antichristianisme sévit, sans que cela n’interesse personne.J’ajouterais que nous savons que la souffrance est inévitable. Contrairement à beaucoup qui n’en comprennent pas le sens, nous savons que la justice ou la paix, l’absence de souffrances ne sont pas de ce monde. Mais souffrir en silence, jamais. Comme je l’explique dans l’article, nous dénonçons que pour mieux pardonner, et nous voudrions ceux qui nous persécutent se rallient à nous. Ce qui n’est pas le cas des communautarismes.

  11. Slave août 7, 2008 @ 23:54

    “Parce qu’on a beaucoup souffert, on doit beaucoup obtenir en retour.”
    Ce n’est pas un question de “justice terrestre”. C’est le processus psychologique qui conduit une communauté maltraitée à une recherche de la reconnaissance des persécutions qu’elle a subi dans le passé.
    Dans le “on”, on peut placer n’importe quelle communauté (homo, juive, musulmane, noire etc.).
    Il y a quelquechose que vous n’avez pas compris dans cette recherche de reconnaissance: ce n’est pas une indemnité qui est demandée.
    C’est une garantie de sécurité par des lois protégeant la communauté en question, une assurance de survie et de protection et une legislation permettant à ladite communauté d’évoluer (et de mieux s’installer) dans une société qui sont souhaitées.

    Vous sous-entendez qu’on doit oublier toutes les horreurs de la guerre parcequ’elle est derrière nous? C’est un peu léger comme argument…
    Vous comprenez bien qu’il ne s’agit pas de pardonner quoi que ce soit à qui que ce soit, ni d’accuser les descendants des bourreaux…
    Il serait absurde d’aller reprocher à un jeune Allemand les camps d’extermination, comme il serait futile de lui pardonner.
    Mais les commémorations et les monuments sont nécessaires car l’Homme a la mémoire courte, et les errances du passé doivent rester connues pour ne pas les répéter. D’autre part, quelles autres communautés voulez-vous convier à des commérations que celles qui furent persécutées? J’ai du mal à voir où vous voulez en venir…

    En conclusion, vous réclamez le droit à la “normalité”. Vous l’avez. Personne ne vous empêche de vous marier, d’avoir des enfants et de les baptiser. Je ne vois pas où est l’anti-christianisme: les seules personnes qui détestent l’Eglise sont celles que l’Eglise fustige, mais la plupart de la masse populaire ignore l’Eglise et la religion Chrétienne sans pour autant la destester.

  12. Claurila août 31, 2008 @ 12:41

    Ce qui est insupportable de la part des groupes de pression de soi-disant victimes c’est qu’ils réclament des privilèges : ce qui se fait forcément aux dépens d’autrui et reproduit différemment le type même d’injustice dont ils se plaignent.

    Dans la mesure où un groupe politique est constitué pour combattre une injustice, il devrait se disperser une fois qu’il a atteint son objectif. Mais il est fait de gens qui recherchent le pouvoir, et qui veulent le conserver après que sa justification a disparu. C’est ainsi qu’on en voit réclamer des “réparations”, et d’autres tout faire pour monter en épingle voir entretenir les résidus du problème qu’ils avaient été constitués pour résoudre.

    La justice est tout le contraire de la recherche d’objectifs sociaux au bénéfice supposé de groupes particuliers : elle consiste à ne pas voler ni commettre d’agression. Et la distribution des privilèges est une forme d’agression.

  13. Pierre-Olivier D. septembre 14, 2008 @ 0:42

    -Claurila à écrit : “Ce qui est insupportable de la part des groupes de pression de soi-disant victimes c’est qu’ils réclament des privilèges[...]“.

    Un monument invite à ne pas déporter des gens pour leur tendances sexuelles.Vous entendez “distribution de privilège”, “agression”. C’est donc un privilège de souhaiter ne pas être déporté ?

    Cher Claurica. Votre perception serait-elle un tantinet distordue ?

    Restez simple ;-)

Etoile jaune vs triangle rose

Histoire, SOS Homofolie

Un monument à la mémoire des déportés homosexuels a été inauguré récemment à Berlin. Victimisation oblige. Repentance, se souvenirr, plus jamais ça, etc…Je n’avais pas cru utile d’écrire un article. Mais voilà que certains ne sont pas d’accord. Certains tapent dans la fourmilière. Un historien juif, de surcroît. Israël Gutman, de l’institut Yad Vashem de Jérusalem. Celui-ci explique avec docte science que les homosexuels étaient souvent des nazis, et qu’ils furent victimes de luttes internes au nazisme. Il explique aussi que les souffrances des Juifs n’étaient pas les mêmes que celles des homosexuels déportés.

L’accusation de négationnisme est une arme absolue. Mais elle a besoin d’une victime incontestable. Et quand deux victimes incontestables s’opposent, deux négationnismes s’opposent. C’est à lire ici. “Israël Gutman ou le négationnisme anti-gay”, rien que ça. “Contester leur existence est aussi criminel que la contestation du génocide juif qui demeure un fait incontestable”. Et voilà. La boucle est bouclée. Nous aussi nous avons droit à notre lot de monuments, de paroles expiatoires, de commémorations, de reportages larmoyants, de cérémonies du souvenir, etc… 

Construire un monument commun à toute les victimes de l’extermination n’a jamais été envisagée. C’eût pourtant été une bonne idée. Mais il aurait fallu inclure les catholiques persécutés, chose inenvisageable puisqu’ils sont censés avoir collaboré. Et surtout, il aurait fallu partager la souffrance. Car, pour ces gens-là, pour les communautés, la souffrance ne se partage pas ; elle est exclusive. Une communauté a besoin de se prétendre la plus persécutée pour s’ériger en modèle. C’est la concurrence victimaire. La victimisation, comme la souffrance, ne peut se partager, car elles prouvent la supériorité de la communauté persécutée. Cette communauté est donc unique. L’endurance et le courage supposés de celui qui souffre sont plus respectables que le silence de celui qui ne souffre pas. Entre les deux, un absolu, celui de la souffrance. Entre les deux, la négation du bien. Entre les deux, rien, ni personne. Et sur le marché de la victimisation, les places sont chères. Israël détient un net avantage compétitif, un quasi-monopole que personne ne peut contester sous peine de se trouver rélégué aux “heures les plus sombres de notre histoire”. Le sous-jacent est alors que, en application d’une technique victimaire bien rodée, la communauté juive et la communauté homosexuelle se taxent mutuellement d’antisémitisme, de “lesbophobie”, d’homophobie, en se renvoyant simultanément à la folie génocidaire des camps d’extermination. Nous n’avons pas fini d’en parler, car il reste un certain nombre de communautés à reconnaître…

Pour un catholique, la souffrance se partage. Il n’y a pas d’exclusivité. C’est en souffrant que l’on se sauve et que l’on sauve les autres. C’est ce qu’a fait le Christ. Entre la victime et le bourreau, entre la victime et celui qui ne souffrent pas, il y a la charité. C’est pourquoi une attitude victimaire convient si mal au catholicisme. Le catholicisme ne cherche pas à culpabiliser, même s’il peut condamner des idées et des actes.

Sinon, en France, la victimisation est un business très florissant. On se scandalise de l’exposition Chaval, à Bordeaux, sous prétexte qu’il a collaboré à un journal collaborationniste…Qu’il ait été le meilleur dessinateur de sont temps importe guère au tribunal de l’Inquisition, qui juge à l’aune de la Shoah de ce qui est acceptable ou pas. On peut admirer Einsenstein, mais Chaval, c’est hors de question…

Didyme @ juin 6, 2008

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