Comment neutraliser un catholique engagé au service du bien commun
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Notre confrère Bruges Europe évoquait dimanche dernier la levée de boucliers préemptive de la gauche pro-gay contre l’intention prêtée à Berlusconi de désigner un eurodéputé PPE plutôt pro-famille, Antonio Tajani, au poste sensible de Commissaire à la Justice. Ce poste devrait être libéré par Franco Frattini, pressenti au gouvernement Berlusconi.
Or ce problème a cette semaine été réglé de la plus simple des manières : Barroso a indiqué avant-hier que si Frattani se retirait, il le remplacerait par le Français Jacques Barrot, un commissaire italien remplaçant alors ce dernier au portefeuille moins sensible des Transports.
Jean Quatremer, de Libé, félicite ainsi Barroso :
Quel que soit le futur commissaire italien, ses opinions religieuses et sociétales n’auront aucune importance dans un domaine technique comme les transports. Bien joué, José Manuel!
Henri Védas tire la leçon de l’épisode : on ne verra plus de commissaire favorable aux valeurs traditionnelles à un portefeuille sensible. La situation devient en cela similaire à celle de la France, où quelqu’un comme Christine Boutin peut à la rigueur être ministre, mais uniquement à un poste où ses options pro-famille sont neutralisées (le Logement). Les portefeuilles des Affaires sociales (Bachelot) ou de la Famille (Morano) sont, eux, confiés à des personnalités pro-gay et pro-avortement.
Bien souvent, ces femmes et ces hommes catholiques au service de la Cité et de bonne foi, par exemple, Christine Boutin, servent de faire-valoir, de caution catholique à des Présidents/gouvernements objectivement de plus en plus hostiles au bien commun et au droit naturel, et pour qui votent massivement les catholiques pratiquants.
Thibaud @ avril 26, 2008







Toujours le même dilemme…
On est minoritaire, donc pour peser faut-il agir de l’interieur en faisant des concessions, ou rester “pur” à l’exterieur ?
Faux, la présence de Christine Boutin au gouvernement a un poids conséquent, et si le gouvernement propose une loi -par la suite adoptée- portant atteinte à la vie, elle démissionnerait du Gouvernement, ce qui serait une grande perte politique pour celui-ci.
C’est plutot parce que Christine Boutin est au gouvernement présidé par Nicolas Sarkozy, qu’il a fallu rassurer les autres en plaçant Morano, et non l’inverse.